Saturday, October 29, 2011

EELV vous défends contre EDF et ERDF et leur Linky

Conseil de Paris des 17 et 18 octobre 2011

Vœu relatif à l'installation de compteurs intelligents d'électricité chez les parisiens
> proposé par Denis Baupin, Fabienne Giboudeaux, René Dutrey et les éluEs du groupe Europe Écologie - Les Verts et Apparentés

Considérant que la Ville de Paris est propriétaire de l'ensemble du réseau de distribution d'électricité sur son territoire, y compris les compteurs électriques, et qu'elle en a confié la gestion à ERDF (Électricité Réseau Distribution France) par le moyen d'une concession,

Considérant l'annonce faite le 28 septembre dernier par le Ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique d'une généralisation des compteurs dits intelligents "linky", dont l'expérimentation avait pourtant soulevé de nombreuses critiques

Considérant l'absence totale de concertation avec les collectivités locales propriétaires des réseaux, malgré un niveau d'investissement extrêmement élevé (estimé entre 4 et 6 milliards d'euros au total),

Considérant la nécessité d'un accès total, gratuit et instantané des usagers aux données concernant leur consommation d'électricité et l'importance d'un tel système pour qu'ils puissent pleinement maîtriser leurs consommations

Considérant qu'en l'état, les services gratuits proposés avec ces compteurs ne permettent pas d'assurer la maîtrise de la demande d'énergie, remettant ainsi en question les potentialités des "smart grids" (réseaux intelligents) pourtant à l'origine même du changement de matériel

Considérant que le plan Climat de la Ville de Paris prévoit une baisse des consommations énergétiques de l'ensemble du territoire parisien de 25% d'ici 2020,

Considérant par ailleurs les impératifs de préservation de la vie privée et de la liberté des citoyens, qui pourraient être mis à mal par un dévoiement de l'utilisation des données collectées sur les habitudes des consommateurs et l'utilisation de leur réseau électrique domestique, et l'attachement de la Ville de Paris à la non-utilisation des données collectées à d'autres fins que les nécessités liées à la concession d'électricité

Considérant enfin l'engagement d'ERDF auprès du Maire de Paris, par courrier du 25 novembre 2009, à l’occasion de la négociation de l’avenant à la convention de concession, de déployer un réseau de compteurs qui tiendrait compte de la nécessaire "finesse du pas de temps pour les courbes de charge" et qui permette "d'offrir aux parisiens (…) de nouvelles et nombreuses fonctionnalités en matière de maitrise de l'énergie électrique"; ajoutant que "les modalités de ce déploiement et de ce suivi feront l'objet d'échanges avec les services de la Ville lors de la préparation du premier programme quadriennal d'investissement, dans le cadre des dispositions prévues par le projet d'avenant" et constatant que la décision du Ministre remet de fait en cause un engagement pourtant crucial de la négociation de cet avenant

Aussi, sur proposition de Denis Baupin, Fabienne Giboudeaux, René Dutrey et des éluEs du groupe Europe Ecologie - Les Verts et Apparentés, le Conseil de Paris :

· Rejette cette décision ministérielle unilatérale,

· demande le réexamen du cahier des charges des compteurs avant tout déploiement, pour réellement prendre en compte l'intérêt des usagers, la confidentialité des données et la capacité de maîtrise de l'énergie.


Linky, c'est quoi ?

Etang de Berre, Reconversion Verte

L'environnement peut être considéré aujourd'hui comme un très grand levier d'innovation dans de nombreux secteurs... comme quoi les contraintes réglementaires ont du bon (Ex. directive REACH dans la chimie...)
Il faut ainsi combattre ceux qui disent que c'est à cause de l'environnement et des écologistes que les industries délocalisent ! C'est faux et quand on regarde de près, les grands Groupes ne se gênent même plus pour dire que c'est le financier qui prime avant tout dans leurs décisions. Et puis, dans ces cas là, il faut aussi casser les salaires et les droits sociaux. En réalité, les arguments anti-sociaux et anti-environnementaux sont les mêmes pour nous tirer vers le bas.

Quand on est attentif, on peut voir que le nouveau monde, les nouvelles solidarités, les nouvelles façons de produire et de consommer, sont déjà présents dans les soubresauts terribles que nous connaissons aujourd'hui.
A nous de les identifier, de les porter et de donner des repères. Je trouve que notre rôle, c'est d'être visionnaire.

Etang de Berre, Reconversion Verte


Sophie Camard

La société civile calomniée au Haut conseil des biotechnologies

La société civile calomniée au Haut conseil des biotechnologies

Paris, le 18 octobre 2011 - Depuis quelques semaines plusieurs représentants du secteur des technologies génétiques au Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut conseil des biotechnologies (HCB) s'autorisent à rompre leur engagement de confidentialité pour attaquer dans les médias les représentants des associations environnementales, de syndicats apicole, paysan et de l'agriculture biologique.

Malgré les rappels à l'ordre du Président du HCB, tous les coups bas sont permis pour faire passer ces représentants de la société civile pour des obscurantistes, des anti-sciences radicaux réfractaires à toute innovation. Ils sont accusés de bloquer les débats alors qu'ils ne font qu'indiquer les problèmes concrets qui apparaissent ou sont susceptibles d'apparaître sur le terrain en cas de dissémination d'organismes génétiquement modifiés (OGM), favorisant ainsi une expertise contradictoire.

Le HCB est une institution nouvelle et innovante qui, à la suite du Grenelle de l'environnement, a été constituée en deux parties, un comité scientifique et un CEES, dans lequel les parties prenantes et la société civile sont invitées à débattre et étayer leurs positions sur les OGM. Reconnaissant l'importance de la crise environnementale, l'État avait en effet souhaité entendre toutes les voix et pas seulement celles des lobbies de l'agriculture industrielle.

Habituée aux consensus des agences d'évaluations traditionnelles qui laissent passer des dossiers aussi insensés que celui du Médiator, l'industrie ne supporte pas que l'agriculture paysanne ou biologique, les associations environnementales, les apiculteurs et les consommateurs puissent exprimer d'autres positions que les siennes et surtout retarder ses profits.

Les objectifs de cette propagande organisée sont clairs : faire exclure ceux qui gênent le développement d'une agriculture tout OGM et peut-être même révoquer le CEES du HCB. Pourtant, il devient de plus en plus évident aux yeux de tous que l'innovation et le progrès agricole ont plus de chance de venir de ces mouvements paysans novateurs, des associations environnementales et des mouvements citoyens pour une vraie démocratie participative que de la fuite en avant chimique et biotechnologique prônée par ceux qui empoisonnent notre nourriture depuis 60 ans.


Les Amis de la Terre, la FNAB, la Confédération paysanne, l'UNAF, France Nature Environnement

L’urgence d’une autre économie

La crise qui pèse sur les peuples n’est pas seulement financière, elle est économique,
écologique, sociale, morale et politique.
La rigueur imposée par la gestion de la dette, réduit le pouvoir d’achat l’emploi et la compétitivité des entreprises. Elle réduit donc les chances de reprise tout en en aggravant la situation des classes moyennes comme des plus faibles. Les classes dirigeantes font encore semblant de croire à des mesures de régulation très partielles
qui continuent à faire la part belle à ceux qui bénéficient du système financier.

Sommes‐nous condamnés à des secousses de plus en plus violentes de la nature, de la société, de l’économie, de la finance pour que les dirigeants agissent sur ce modèle économique dominé par une course effrénée vers le profit.
Nous savons qu’une autre voie est possible et réaliste, permettant une transition écologique et sociale pour une autre économie fondée sur la solidarité.

Cette voie implique :
  • D’autres rapports démocratiques, par une écoute et une expression publique des citoyens et de leurs organisations représentatives
  • Une autre conception de la richesse dans sa nature et dans sa répartition,
  • Une approche différente de la mondialisation, et de la construction européenne en cherchant des relations équitables entre l’ensemble des acteurs
  • Un développement des échanges marchands appuyés sur la coopération et non sur un excès de compétition pour le seul profit
  • Un développement des échanges non marchands, donnant toute leurs places aux besoins fondamentaux des citoyens.
  • Le respect des ressources naturelles comme bien commun et le souci des générations futures
  • L’éducation, la prévention et la culture comme des enjeux déterminants de l’évolution de la société.
Il est temps que cette voie soit reconnue et entendue pour que nous puissions engager une révolution tranquille en réponse aux crises que nous traversons.
Le dualisme Marché‐Etat, ne suffit plus, il devient indispensable de tenir compte des apports d e la société civile à travers ses engagements économiques et citoyens.

Cette perspective n’est pas utopique, elle est déjà mise en œuvre dans le cadre d’une Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui a connu en quelques décennies un essor important sur plusieurs continents.

A la tradition vivante de l’économie sociale représentée par les associations, coopératives et mutuelles dans lesquelles le pouvoir ne dépend pas du capital, se sont ajoutées les innovations portées par l’économie solidaire, voulant démocratiser économie à partir d’engagements citoyens.
L’économie sociale et solidaire est aujourd’hui une force économique, encore trop ignorée qui représente 10 % de l’emploi en France, 215 000 employeurs et 2,3 millions de salariés. Déjà de multiples initiatives en son sein montrent qu’il est possible de convertir l’indignation en action. Elle peut‐ donc redonner un espoir politique.

Nous demandons aux politiques, décideurs citoyens, d’intégrer dans leur réflexion l’ensemble de nos propositions pour faire basculer le modèle actuel, en particulier :
‐ Transformer le système financier en le mettant d’abord au service des entreprises et des particuliers.
‐ Encourager la réduction des écarts de rémunération au sein des entreprises notamment en instituant une échelle des salaires raisonnée et raisonnable.
‐ Taxer les transactions financières internationales,
‐ Développer des pôles territoriaux de coopération économique avec tous ceux qui constituent le cœur de l’économie locale
‐ Inscrire et financer l’innovation sociale dans les politiques publiques, nationales et européennes…
‐ Intégrer les approches de l’économie sociale et solidaire dans la formation initiale et continue, soutenir les formes d’éducation promue par celle‐ci (éducation populaire, pédagogie alternative…)

C’est à ce nouvel élan indissociablement politique et économique qu’appellent toutes les composantes d’une économie sociale et solidaire tenant à sa diversité mais consciente de l’importance de son unité pour favoriser une transition écologique et sociale qui passe par le renforcement de la démocratie.

Si nous voulons changer de paradigme, si nous voulons un futur plus accueillant aux jeunes générations, il est temps de reconnaitre le poids politique et économique des acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Organisations Signataires

L’association Chantier­Ecole (Réseau régional des acteurs de l’insertion), l’Atelier Ile de France, le CNEI (Conseil National des Entreprises d’Insertion), le CNLRQ (Comité National de Liaison des Régies de Quartiers), le Coorace Solidaires Pour l’emploi (Fédération nationale Coordination des Organismes d’Aide aux Chômeurs par l’Emploi), Entreprises coop FR, la FNARS (Fédération Nationale des Ateliers de Réinsertion Sociale), Finansol, la Fonda, la Fondation MACIF, le Groupe Id’ées, le Groupe Vitamine T, Habitat & Humanisme, les Jardins de Cocagne, la Fraternelle en Sciences, Arts et Social, le Marché Citoyen, Le MES (Mouvement pour l’Economie Solidaire), les Petits débrouillards, PFCE (Plate­formes du Commerce Equitable), le Mouves (Mouvement des Entrepreneurs Sociaux), le RJC (Mouvement Rural Jeunesse Chrétienne), la NEF (Nouvelle Economie Fraternelle), la CG­SCOP (Confédération Générale des Sociétés Coopératives & Participatives), l’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles), CELAVAR, l’Union nationale des CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement).


Liste des signataires

Michel Adam, Sophie Alary (Fnars), Amandine Albizzati, (la Nef), Claude Alphandéry (Président du Labo de l’ESS), Marc Alphandéry (AMAP), Dominique Balmary (Président de l’Uniopss), Yvon Bec, (Président de l’union nationale des CPIE), Jean‐Marc Borello (Président du Mouves), Jacky Blanc (Président de la Nef), Marie Bodeux (Présidente de l’Association les Petits débrouillards), Christiane Bouchart (Présidente du RTES), Zinn‐Din Boukhenaissi (Délégué général du CNLRQ), Jean‐Marc Brûlé (Conseiller régional Ile‐de‐France, Président de l’Atelier Ile‐de‐France), Jean‐François Connan, Jean‐Pierre Caillon (Président de l’Association Chantier‐Ecole), Christophe Chevalier (Président du Coorace), Pierre Choux (Président du Groupe Id’ées), Alain Cordesse (Président d’Usgeres), Jean‐Baptiste de Foucauld (Pacte Civique), Richard Debauve (Président du Groupe ENVIE), Véronique Descacq (Secrétaire nationale de la CFDT) Sophie Desmazery (Directrice de Finansol), François de Witt (Président de Finansol), Jean‐Claude Detilleux (Président de Entreprises COOPFR), Bernard Devert (Président de Habitat & Humanisme), André Dupon (Président du Groupe Vitamine T), Laurent Fraisse (Chercheur au Cnrs), Patrick Gèze (Secrétaire général de l’Avise), Jérémie Godet (Président du MRJC), Etienne Fernandez (Carrefour des Pays Lorrains), Richard Hasselman (Président de Libr’acteurs), Jean‐Guy Henckel (Directeur des Jardins de Cocagne), Jacques Henrard, Madeleine Hersent (Présidente ADEL), Christine Illana (Association La Fraternelle en Sciences, Arts & Social), Cyril Kretzchmar, Laurent Laïk (Président du CNEI), Lionel Larqué (Les Petits débrouillards), Bruno Lasnier (Président du MES), Isabelle Laudier, Jean‐Louis Laville (Professeur au CNAM), Jean‐Michel Lécuyer (Directeur général Sifa), Patrick Lenancker (Président de la Confédération générale des SCOP), Françoise Leroy (Vice‐présidente du Coorace), Daniel Le Scornet (Président de l’Association La Fraternelle en Sciences, Arts & Social), Nicole Maestracci (Présidente de la FNARS), Denis Maïer (Administrateur de l’Association Chantier‐Ecole), Edmond Maire, Caroline Naett (Secrétaire générale Entreprises Coop FR), Alain Philippe (Président de la Fondation Macif), Eric Pliez (Membre du bureau de la FNARS), Brigitte Plisson (Présidente Ile‐de France Active), Sébastien Ravut (Fondateur du site le marchecitoyen.net), Christian Sautter (Président de France Active), Hugues Sibille (Président de l’Avise, Vice‐Président du Conseil Supérieur de l’Economie Sociale), François Soulage (Président du Secours Catholique), Julie Stoll (Coordinatrice, PlateFormes pour le Commerce Equitable), Pascal Trideau (Directeur général de la Confédération Générale des SCOP), Christian Valadou (Président d’Aquitaine Active), Pierre Vanlerenberghe, (Président de la Fonda), Patrick Viveret (Collectif Richesses, Vice‐Président de l’Association Sol), Jean‐Pierre Worms.

Mort de la petite El Medina Bezjacu

Communiqué de presse du Resf 63

Mort de la petite El Medina Bezjacu

Clermont-Ferrand, le 22 septembre 2011

Dans la nuit du 20 au 21 septembre 2011, Basrijé Bezjacu donnait naissance – à 26 semaines de grossesse – à une petite El Médina décédée dans les heures qui ont suivi.

Le 17 août dernier, Francis Lamy, préfet du Puy-de-Dôme, ordonnait l’arrestation à Clermont-Ferrand de la famille Bezjacu, et son transfert au Centre de Rétention de Lille. Cette famille Rom Kosovar, avec trois enfants de 10, 7 et 3 ans dont la maman était enceinte de 5 mois, était libérée quatre jours plus tard par un juge des libertés et de la détention. Dans sa décision, il soulignait au sujet de la mère que « le risque d’atteinte à sa santé et à la santé du bébé, consécutif au stress induit par la situation de rétention qui lui a été notifiée au petit matin, immédiatement suivie d’un déplacement géographique d’une durée de 10 heures, est totalement disproportionné au regard de l’objectif d’éloignement poursuivi par les autorités [...] Il ressort de l’ensemble de ces éléments que le traitement subi par cette famille est inhumain et dégradant. »

Ce qui n’empêchait pas le Secrétaire Général de la Préfecture, Jean-Bernard Bobin, de déclarer aux journalistes de La Montagne, dans l’édition du 22 août 2011 : « Le tribunal nous a donné raison sur tous les points. » Et Martine Couderc, directrice départementale de la police, de rajouter trois jours plus tard : « La prise en compte des besoins de la famille se fait dans des conditions humaines auxquelles tout fonctionnaire de police est très attaché. [...] Nous laissons le temps aux familles de préparer leurs bagages, nos véhicules sont équipés de lait maternisé, de couches-culottes, de sièges bébés. De plus, l’interpellation ne peut pas mal se passer, nous n’avons pas de pouvoir de coercition dans ce cadre-là de mission, les familles nous suivent de leur plein gré. [Le trajet vers Lille s’est passé] sans souci particulier. »

Pourtant, dès le retour de la famille à Clermont-Ferrand, madame Bezjacu était hospitalisée en urgence au service des grossesses à haut risque pour un décollement du placenta. L’un des médecins déclarait aux journalistes que « sur un plan de logique médicale, c’est une évidence que ce décollement du placenta est la conséquence directe de ce trimballement à Lille et du choc de l’arrestation. »

Aujourd’hui, une famille est en deuil ; la population clermontoise éplorée et choquée.

Le préfet du Puy-de-Dôme Francis Lamy, le Secrétaire Général de la Préfecture Jean-Bernard Bobin, la directrice départementale de la Sécurité Publique Martine Couderc vont-ils s’exprimer demain dans les médias pour dire qu’ils ont eu raison sur tout ? Que madame Bezjacu, son mari et leurs trois enfants sont partis au Centre de Rétention de Lille de leur plein gré dans des voitures munies de couches-culottes ? Ou bien vont-ils expliquer par voie de presse que madame Bezjacu n’a pas accouché prématurément et que la petite El Médina n’est pas morte ?

A moins qu’ils ne se taisent en un silence assourdissant...

Nous, militants du Réseau Éducation Sans Frontières 63, nous ne nous tairons pas.


Communiqué RESF 59/62

Si ça vous a déplu, allez sur leur site pour d'autres victimes de la politique d'immigration ici et !

Lettre ouverte au Préfet : une table ronde relative à l'accueil des populations Rroms à Marseille

Lettre ouverte au Préfet : pour une table ronde relative à l’accueil des populations Rroms à Marseille

Je suis intervenu lors du dernier conseil municipal sur un rapport visant à approuver la rétrocession à la Ville d’espaces publics par l’aménageur de la ZAC Saint André sur des espaces occupés en partie par des caravanes et des gens du voyage pour interpeller la mairie sur la politique d’accueil des populations Rroms après ce sinistre été fait d’expulsions, de traque et de harcèlement policier.
Je suggérais au Maire d’envisager que sur une partie de ces terrains puisse être crée une aire d’accueil digne de ce nom répondant aux normes législatives et complétant l’aire de Saint Menet située à l’est de la ville.
L’expérience de l’espace solidaire d’hébergement mis en place par la région en lien avec l’AMPIL montre que l’accompagnement social des familles, la scolarisation des enfants… permet une bonne cohabitation avec les populations riveraines et offre les conditions d’un accès au logement et à l’emploi des populations rroms.

Marseille ville d’accueil, de solidarité et de brassage, riche d’une histoire de plus de 2600 ans de flux migratoires, ne peut offrir l’image d’une ville bafouant les droits fondamentaux les plus élémentaires en stigmatisant une population déjà victime des pires discriminations en Europe orientale.
Il faut trouver la voie d’une politique d’accueil des populations rroms digne de notre devise trinitaire républicaine. Des moyens existent qui ne sont pas mobilisés pour aider à ce type de politique d’intégration ; je pense aux fonds européens ad-hoc.
Il est urgent de répondre à une urgence sociale qui peut devenir un jour une urgence sanitaire (un récent article du Monde montrait comment la politique actuelle d’expulsion et de chasse aux Rroms complique le travail en matière de prévention sanitaire).

Je vous demande solennellement Monsieur le Préfet d’organiser la table ronde promise réunissant l’ensemble des acteurs locaux (élus, associations, collectivités locales) dans le but de trouver des solutions à vocation pérennes pour mettre fin à cette situation indigne de notre République.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire Monsieur le Préfet en ma parfaite considération.



Sébastien Barles

Le Réchauffement Climatique en quelques graphiques

De nouveaux graphiques et analyses en provenance du site d'Olivier Berruyer !
"le réchauffement s’opère à un niveau jamais vu : Celui observé durant les 30 dernières années s’observait dans le passé plutôt sur 1 500 à 3 000 années ! le réchauffement en cours est 50 à 100 fois plus rapide que les phases précédentes de réchauffement."

http://www.les-crises.fr/climat-8-analyse-rechauffement/